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vendredi 6 novembre 2009

Sur la crête

Faire des pieds et des mains pour grimper, encore et encore.
Avec fougue, enthousiasme.

Sentir la vie partout fourmiller sa chaleur, le coeur battre à plein, les joues rougies.
Savourer les couleurs d'automne, la mousse sous les doigts, le silence et le bruit de mon souffle.
Me sentir en sécurité dans l'étreinte de la grande et douce forêt.

Arriver sur la crête. M'assoir au soleil.
Laisser le coeur s'apaiser, écouter le vent siffler un peu dans la grande paix autour.
Contempler le pin qui pousse, imperturbable et grandiose, au dessus du vide.

Et puis me poser la question.
Grimper encore ou repartir dans la vallée ?
Oser ou pas marcher sur la crête dans le vent, sortir de la maternelle sollicitude de la forêt et entreprendre autre chose, découvrir encore ?
Risquer les pieds sur l'étroit chemin où l'on ne peut avancer que seul et avec la confiance au coeur?

Cette fois-là, ce n'était pas possible. Je n'ai pas osé.
Depuis quelque chose me réveille, comme s'il était temps. Temps de regarder au-delà.
Temps d'oser franchir la peur et aller voir de l'autre côté, la Vie au-delà.
Ne pas tarder de peur de reculer encore devant l'obstacle.
Mais pas seule, accompagnée.

Encore du chemin en perspective.
Merci à ceux et celles qui m'entourent et sans qui oser ne serait tout simplement pas possible...

vendredi 2 octobre 2009

Ce qui se passe

Ce qui se passe , c'est un changement de prisme.

L'extérieur ne s'efface pas, mais je le vois depuis l'intérieur, au lieu de toujours me mettre à la place de l'autre, de voir au travers son regard, ou ce que j'imagine de son regard.

[
C'était si inconfortable, si terrible de se sentir ainsi suspendue à une sentence, à chaque instant (peut-être aussi terrible qu'une de ces malédictions mythologiques).

Je fais le lien en l'écrivant mais jusque-là, en rêve, je voyais la femme que je suis, je ne l'étais pas....
]

Alors, il semble bien qu'à défaut de trouver l'objet de ma quête, j'ai trouvé un chemin.
A l'intérieur.
Au creux de chaque instant.


Il semble aussi que ce chemin doive s'épanouir d'abord pour qu'une autre sorte de lien aux autres puisse naître.
Un lien sans demande ni offre excessive ( mais n'est-ce pas la même chose ?).
Un lien gratuit.
Un lien d'amour.

Bon, ceci étant posé, je repars sur la route.
Et mon amour vole vers vous.

vendredi 4 septembre 2009

Presqu'immobile

Pas de tempête à l'intérieur ces derniers jours. De temps en temps, quelques nuages qui s'en vont dès que je les observe, me laissant dans un paysage nouveau et ensoleillé.
Comme si cette immobilité permettait d'être dans le mouvement, celui du monde. Le juste nécessaire.

Alors hier, quand nous avons reparlé quelques instants de notre projet, je me suis dit que je serai lente.
Parce que l'enthousiasme peut être serein aussi.
Parce que pour qu'un arbre croisse dans de bonnes conditions il faut prendre soin de le planter après avoir bien observé le terrain, les autres arbres, et pris le temps.

Ce n'en sera que meilleur.

La suite de l'aventure lundi soir ...

mercredi 2 septembre 2009

Croissance collective




Un groupe vivant, c'est un groupe où chacun se sent respecté tel qu'il est, aimé tel qu'il est.


Dans un groupe vivant, tout est source d'enrichissement.
Les affinités qui rapprochent.
Les choses qui grattent aussi. Jeu des regards où l'on sait que ce n'est pas tant l'autre qui est en cause que ce qu'on voit de soi en l'autre.

La force c'est la vérité de ce qu'on ose, et qui nous permet de progresser dans l'amour de nous-même. C'est ce qu'on pioche et démultiplie à notre manière, et qui peut faire des petits à son tour.

Cette découverte a changé ma vie il y a maintenant sept ans. Ces dernières années, je n'ai pas hésité à créer ce type de groupes partout où je suis passée et où je l'ai senti.

A ma plus grande joie.

Croissance collective.

mardi 1 septembre 2009

Ici et maintenant

Chercher la lumière entre ou derrière les nuages, résolument, avec douceur et discernement.
Persévérance aussi.
Pour que ce miel odorant parfume mes journées.



Découvrez la playlist tout est là avec Gabriel Yacoub

mercredi 26 août 2009

Au petit matin

Et puis, au matin
dans la lumière qui jaillit toute neuve sur la mer,
entre bois flottés, coquillages et verres polis,
trouver une clé sur la grève.

Sourire de la reconnaître,
la parcourir lentement de la pulpe du doigt
déchiffrant aspérités et circonvolutions,
et m'assoir là, apaisée.


Bercée par les vagues
venues lécher mes pieds,
les mêmes qui transforment les roches en pluie d'or ;

caressée par la brise fraîche,
la même qui joue avec les dunes,
l'eau et les mouettes ;

réchauffée par les premiers rayons du soleil,
les mêmes qui font vibrer le sable
et chatoyer l'eau ;

la clé bien serrée dans ma paume, comme un talisman,
je ferme les yeux
et m'ouvre à nouveau à la Vie.



dimanche 23 août 2009

Transformer

Il fait si chaud et pourtant je frissonne.
Mon cœur se serre.
Corset.

Alors j'essaie d'explorer mais c'est trop dur cette fois-ci.

Essayer encore.
Par la musique peut-être.

Découvrez la playlist Sting avec Sting


Et là, besoin de chanter, vocaliser.
D'explorer aigus et graves, douceur et violence.
Besoin de danser, de jouer de tout mon corps.
Peu m'importent les voisins. Je monte le son.

J'ai chaud à nouveau. L'angoisse se transforme. Se dénoue.
Je me sens vivante.

Ne surtout pas hésiter à recommencer.
Exprimer ainsi ce qui taraude, ce qui opprime.
Le transformer.

vendredi 21 août 2009

Hier

"Dès qu'ils le virent, les cygnes nagèrent à sa rencontre. Cette fois, c'est la fin, pensa le petit canard, mais, si je dois mourir, que ce soit sous les coups de ces magnifiques créatures plutôt que du fait des chasseurs, des femmes de fermiers ou des rigueurs de l'hiver. Et il courba la tête dans l'attente des coups.
Or, voilà que l'image reflétée par l'eau était celle d'un cygne à la superbe parure : plumage de neige, oeil sombre, et tout. Au début, le vilain petit canard ne se reconnut pas, car il resssemblait aux magnifiques étrangers, ceux qu'il avait admirés de loin.
Il se révéla qu'il était bien l'un des leurs. Son œuf avait roulé accidentellement au milieu d'une famille de canards. Il était un cygne, un cygne majestueux. Pour la première fois de sa vie, les siens l'approchaient, le touchaient gentiment, affectueusement, du bout de leurs ailes. Ils lissaient ses plumes avec leur becs et nageaient autour de lui en signe de bienvenue."
Clarissa Pinkola Estes, "Femmes qui courent avec les loups", page 244.

Hier, quelqu'un que j'admire beaucoup m'a proposé de monter un cabinet avec moi, dans mon domaine rêvé. Quel sentiment de gratitude devant cette reconnaissance ...

Et j'ai repensé à ce billet qui m'a beaucoup aidé il y a quelques mois à passer une période de doute sur mes choix, à un moment où j'étais tentée de renoncer. Devenir n'est pas la question. Il s'agit d'être. Et alors on est.

Que de joie et de surprises sur ce chemin-là...

dimanche 16 août 2009

Conquérir la paix



Quand l'énergie monte surviennent parfois tant de forces opposées qu'il faut retrouver la guerrière et combattre pied à pied pour la paix de l'âme.
Il me semble ressortir d'un de ces combats, et je me sens toute douce à nouveau, rassemblée, entière.
C'est bon.

Alors, pour savourer ma paix, dans la maison endormie, je reprends une fois encore "Femmes qui courent avec les loups". Je retrouve Baba Yaga, Manawee et Barbe bleue, contes immémoriaux de sagesse. Pas besoin de relire l'ensemble des chapitres tant ils me parlent à présent.

Reconnaître et accepter la lumière et l'ombre en moi.
Aimer la femme que je suis.

L'aube

Ce que j'attends de l'aube,
c'est la fraîcheur inégalée du premier matin du monde,
cette lucidité du presque rien, de l'essentiel,
la douceur émerveillée qui nait du lent retrait de la nuit,
la malice du soleil qui va montrer le bout de son nez.

Mais surtout je n'ai rien à attendre de l'aube, elle est.
Et nos baisers, comme au premier matin.


Découvrez la playlist Ballade pour un matin avec Jacques Higelin

jeudi 13 août 2009

Retrouver le la

Quelles aiguilles fines pour me ré-accorder avec l'univers
Une poule et un coq nés d'un pinceau mouillé qui viennent visiter mes rêves.
Ce sentiment l'altérité dans ces endroits où je me sentais tellement jugée, mais sans jugement cette fois.
Et une première nuit complète, baume très doux.


Garder le bonheur, cultiver l'apaisement.

vendredi 7 août 2009

Fraîcheur initiale

Des yeux et un cœur d'enfant
Des frères et des sœurs de cœur
tous emmêlés en fraternelles embrassées,
chatouillis, larmes, rires et désespoirs aussi.

Expérimenter la confiance réunie
de l'esprit du cœur et du corps.
Jouer, parler, créer,
et partager toujours

Oser l'inédit pour sortir des souffrances,
demander et s'émerveiller de recevoir,
regarder l'ombre avec clarté
l'accepter et la traverser.

Trouver de nouvelles images ressources
offrir ce que je sais et ce que je suis,
à foison, avec amour.

Petite fille joyeuse,
enfant sérieuse,
jeune fille rougissante,
femme douce et forte,
amoureuse,
mère aimante,
petite vieille un peu sage,
je suis et je serai tout cela,
pour toujours,
et le reste encore.

Forte de l'amour que j'ai pour moi
de l'amour de mes frères et sœurs en humanité.

Oui, je choisis la Vie.

mardi 28 juillet 2009

Bien accompagnés

Un long trajet en voiture, certes.
Dans la chaleur, certes.
Mais dans le calme et la sérénité.
Le partage des choses importantes comme des détails quotidiens.

Bien accompagnés.
Par ces nuages comme une cohorte de gamins malicieux.
Et cette voix, toujours.

Découvrez la playlist volutes avec Alain Bashung

lundi 27 juillet 2009

Fêter

4 anniversaires dans une même fête : 1 cousin-1 cousine, 1 grand mère, et un mariage.
10 adultes, 6 enfants sous une magnifique glycine.
Du champagne, un barbecue, et deux belles Tropéziennes. Des vraies !

Mais surtout une légèreté qui n'est pas due qu'aux bulles, mais à ce qui bouge dans cette maison, en nous, entre ce frère et cette sœur qui se sont retrouvés.
Une très belle fête.

samedi 25 juillet 2009

Cinq et cinq

Décor : une station d'autoroute déserte, vers 22h.
Deux adultes, trois enfants descendent de voiture pour manger des tomates et des sandwichs.
La route a été longue, elle sera longue encore. Le repas a été retardé jusqu'à ce que la faim soit trop forte pour rouler encore.
Il fait bon.

Et là, apparaissent une maman chat avec ces quatre petits.
Un noir, un blanc, un blanc et noir, et un roux.
Les voilà qui commencent les manœuvres d'approche vers la glacière. Chacun à sa manière. celui qui se coule sous la voiture pour avoir accès sans qu'on le voit, celui qui attend qu'on s'éloigne pour foncer etc etc.
Pas de miaulement de demande, juste une de ces danses gracieuses qui nous enchantent.
La maman est là, n'intervient pas. Elle observe. Ce que nous faisons, ce qu'ils font.

Moment magique.
Cinq remontent dans la voiture, le sourire aux lèvres.
Et cinq restent là, sous la lune, attendant la prochaine prise.

mercredi 22 juillet 2009

Recette à faire courir une parisienne en pleine chaleur

Décor : une ferme dans la campagne majorquine
40 degrés à l'ombre, et pourtant il est déjà presque 19 heures.
Les poules se blotissent à l'ombre des meules de paille, preuve à l'appui.


Alors, comment faire sortir une parisienne de la maison bien fraiche à l'abri des volets clos ?

Et bien , ça !
Miam, les mûres !
Vous en voulez ?

jeudi 16 juillet 2009

Procession



Nous longions le port et les signes de la fête se multipliaient : bateaux décorés, vêtements blancs, et surtout cette rumeur particulière des moments où tous se retrouvent.
L'église bourrée à craquer, les couples de tous âges en costumes traditionnels.
Ppuis la procession descend vers le port au son de la fanfare. Le prêtre embarque sur un grand bateau blanc et tous les autres bateaux du port le suivent en procession, glissant doucement sur le crépuscule au son des trompes.

mercredi 1 juillet 2009

Un après-midi avec les lutins



Une fée, 16 lutins, et deux autres mamans à la rescousse pour cet anniversaire peu ordinaire.
Se rouler dans l'herbe, transformer l'espace de jeu en torrent avec barrages, grimper aux arbres. De quoi s'attirer les foudres des gardiens, mais savourer ce vent de liberté dont nos enfants des villes sont si souvent privés.
En clou de le fête, Perceval le Gallois, interprétés par nos lutins sous l'égide de la magicienne. Quel enthousiasme pour faire le cheval ou le Chevalier Vermeil !
Et bien sûr des fâcheries, qq bagarres, des bisous volés, des bonbons et un délicieux clafoutis à la cerise.
Bref, nous n'étions pas trop de 3 pour les ramener

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lundi 29 juin 2009

Le vaste pré autour

Il y a une semaine j'étais au fond de ma fatigue.

J'y trouvais la colère comme une force énorme pour sortir de ce puits, me reposer sur son bord, et l'énergie pour regarder le vaste pré qui l'entoure.

Tant de portes s'ouvrent, obstacles administratifs qui sautent, échos élogieux de mes pairs à en rougir, et ce matin, un accueil si généreux de mes projets qu'il m'a émue pour longtemps.

Je ne sais où me mènera cette route, mais je choisis de la parcourir, en prenant le temps de la dessiner, de l'explorer, de trouver ma pratique en chemin, seule ou avec d'autres.

Voilà, c'est dit.
Yapluka :-)

La force de colère ? un rappel à l'ordre si j'oublie qui je suis, ce que je me dois.

mercredi 24 juin 2009

Recouvrer la vue et l'odorat

Appeler la douceur, ça passe d'abord par le point de ce qui fait mal, des besoins insatisfaits.
Appeler la colère à la rescousse.
Prendre des mesures pour mettre un terme à ce qui est injuste.
Me positionner clairement.
C'est en cours.

Faire le point sur ma route,
Accepter d'imaginer la sortie du salariat,
me renseigner, prévoir les contacts à prendre, esquisser un plan de travail.
Même si rien de concret encore, des pistes s'ouvrent, qui me libèrent déjà.
Je sais qui je peux contacter pour commencer à explorer.

C'est bien sûr accueillir la douceur de l'amour et de l'amitié.
Sa tendresse,
des petits bras potelés autour de mon cou,
Ce petit mot en forme de fleur qui me touche tant
ces appels et ces messages,
ces conversations dans la cuisine en épluchant les fèves
ces confitures pleines de soleil et de rires.

Doux comme un rayon de soleil sur la joue.

Ça passe aussi par prendre soin de moi.
Dire que ça ne va pas.
Prendre quelques jours à ne rien faire,
ou en tous cas à ne pas travailler dans la dureté.
Voilà qui se fait.

Et puis, recouvrer la vue et l'odorat.
M'émerveiller de ce magicien jouant avec ses cartes dans le rer,
de la petite fille qui tourne et tourne autour de la barre du métro avec un sourire enchanté.
Être saisie par le parfum des acacias en fleur à la sortie du métro, et ralentir le pas.
Goûter la lumière éclatante qui décline doucement jusqu'à tard.

M'abandonner à la vie, de nouveau.
Retrouver le ciel.