vendredi 14 août 2009

Exploration

Tentation de chercher à l'extérieur quand un creux ou un doute germe à l'intérieur.
Oui, c'est un premier pas
Agir suffit parfois à faire passer l'angoisse.
Me mettre en relation à ces moments-, cela peut être une belle chose à faire, mais, est-ce la seule ?
Et puis fuir indéfiniment ce creux est-il responsable...

Alors, prendre une grande inspiration et plonger dedans.

Espace gris et cotonneux,
floconneux,
traversé d'éclairs de douleur.
Impression d'oppression,
manque d'air.
Silence immobile annonciateur d'orage.
Crainte et effroi.
De quoi ai-je peur ?
De me dissoudre ?
D'être la proie des flammes.

Amener des bras câlins,
une présence douce et chaude,
chantonner une petite mélodie sans paroles
caresser le ventre tendu et le front noué,
accepter les pleurs de détresse,
les accueillir de la plus douce tendresse.

Etre patiente aussi,
pour laisser la confiance germer en son temps.

C'est dit, je veux pousser cette porte jusque-là interdite et accueillir cette douleur initiale pour l'intégrer, l'apaiser peut-être
Pour cela la solitude s'impose chaque fois qu'elle est possible.
Une solitude choisie, adoptée, murie.
Une solitude cadeau.

Aller d'abord vers moi, et après, aller vers les autres, sans plus d'attente, juste présente dans la relation.

Ni attachement ( dvesa) ni fuite (abhinivesah).

jeudi 13 août 2009

Retrouver le la

Quelles aiguilles fines pour me ré-accorder avec l'univers
Une poule et un coq nés d'un pinceau mouillé qui viennent visiter mes rêves.
Ce sentiment l'altérité dans ces endroits où je me sentais tellement jugée, mais sans jugement cette fois.
Et une première nuit complète, baume très doux.


Garder le bonheur, cultiver l'apaisement.

mardi 11 août 2009

Cache cache

Depuis plusieurs semaines, le sommeil joue à cache cache avec moi ( ou l'inverse).
Pas d'explication rationnelle qui tienne.
Pas d'angoisse particulière non plus.

Alors ?

Comme une ébullition à l'intérieur.
Gestation en cours ?
Il serait temps de naître.

En attendant ne pas oublier "l'irrésistible montée de l'aube" (Christiane Singer) et retourner grappiller quelques heures entrecoupées.

dimanche 9 août 2009

Au jardin naturel


Nénuphars et brindilles
Minuscules plocs de l'eau pleine de vie
Infinité des nuances de couleurs
Lumière changeante
Beauté sans fard.

Edit : c'est ici

samedi 8 août 2009

Envers et endroit

Je couds ici l'envers de ma vie
à petits points,
de sens, de larmes et de plumes.

Avec l'espoir
que l'ouvrage ainsi complété
au secret de la nuit
devienne l'endroit de ma vie,
bel oiseau brillant.

Chaîne et trame
à l'humanité mêlées
dans sa joie et ses souffrances.

vendredi 7 août 2009

Fraîcheur initiale

Des yeux et un cœur d'enfant
Des frères et des sœurs de cœur
tous emmêlés en fraternelles embrassées,
chatouillis, larmes, rires et désespoirs aussi.

Expérimenter la confiance réunie
de l'esprit du cœur et du corps.
Jouer, parler, créer,
et partager toujours

Oser l'inédit pour sortir des souffrances,
demander et s'émerveiller de recevoir,
regarder l'ombre avec clarté
l'accepter et la traverser.

Trouver de nouvelles images ressources
offrir ce que je sais et ce que je suis,
à foison, avec amour.

Petite fille joyeuse,
enfant sérieuse,
jeune fille rougissante,
femme douce et forte,
amoureuse,
mère aimante,
petite vieille un peu sage,
je suis et je serai tout cela,
pour toujours,
et le reste encore.

Forte de l'amour que j'ai pour moi
de l'amour de mes frères et sœurs en humanité.

Oui, je choisis la Vie.

jeudi 6 août 2009

Dans le champ

Un champ.
Un grand arbre vert sombre.
Majestueux dans l'air immobile, il se balance et joue avec le vent.
Soleil dessus et autour, ombre au-dessous.

Savourer la caresse du soleil sur ma peau, puis me glisser dans l'ombre paisible et fraîche.
Ne rien voir d'abord alors user de tous les autres sens.
La lourdeur des feuilles pourrissantes,
la lisse dureté des fruits tombés,
l'odeur de l'humus et des branches.
Prêter attention aux craquements mystérieux, aux touts petits bruits des animaux hébergés ici, au pépiements des oiseaux et à leurs grandes envolées.
Admirer le jeu incessant de l'ombre et de la lumière.
Ressentir les vibrations du cœur de l'arbre.

Gorgée de cette vie qui est mienne aussi, je peux reprendre ma route et revenir ici, autant que de besoin.