vendredi 3 avril 2009

Sur le tapis

Sur le tapis on ne peut mentir,
ignorer le réel pour se gorger de mots,
flirter avec l'impossible l'air dégagé.

Sur le tapis, le souffle me trahit,
mes membres me parlent aussi.
Rattrapée par le concret je me trouve effarée, démunie.

Une fois que je l'accepte,
cette mise à la terre est la bienvenue,
et la lumière est revenue.

Trier, renoncer, reporter, m'écouter,
quatuor bénéfique des prochaines journées.

mercredi 1 avril 2009

Arrêt sur image

Quand le train s'arrête, que je me pose, comme en cet instant, je réalise que je ne sais plus où j'en suis.
Une transformation est en cours, mais je serais bien en peine de savoir où elle me porte.
Je me demande parfois si elle me porte ailleurs que dans l'autocongratulation...

A suivre, car le temps presse à nouveau

mardi 31 mars 2009

Balancer

Balancer entre ressenti intime et facilité,
entre mon corps qui me dit de refuser, et ma tête d'accepter,
et pourtant dès que j'écris ça, je sais que mon choix est fait,
que je ne peux me faire violence une fois de plus,
alors même que je cherche à être à l'écoute de moi.

vendredi 27 mars 2009

J'aime le train ( 3)


Cette fois il n'était pas question d'escapade amicale ( comme ici ou là). Juste d'un tour de France professionnel très intense. Des départs avant l'aube, des retours tardifs, des nuits courtes, et ,au milieu, des réunions très denses, debout pendant des heures, à écouter, argumenter, encourager.

Alors, même si l'ambiance de l'équipe est très studieuse, les temps de train ont été détendus. Nous avons levé quelques instants les yeux des écrans pour observer un soleil qui se prend pour la lune, tout ensommeillé encore des brumes du matin, la boule rouge du couchant, et même pour des plages de fous-rires et de partages qui renforcent les complicités pressenties.
Un peu d'humanité, ce n'est pas rien.

Apprivoiser le temps

Décider de trouver du temps pour moi et mes projets dans une semaine archi-bondée, et m'y tenir.
Y puiser de l'énergie, celle du rire et de la vie.
Celle d'écouter aussi, aussi longtemps que nécessaire, celle qui pleurait tout à l'heure tout en souriant et s'émerveillant de ce qui lui donne chaque jour son petit garçon malade.
Donner et recevoir, comme une respiration.

samedi 21 mars 2009

Sur les plages de mes matins

Sur les plages de mes matins,
des mots et images qui dansent,
déchets de journées trop pleines
mouettes des rencontres amicales,
souvenirs scintillants des étoiles de la nuit.

Sur les plages de mes matins,
le murmure doux et grandiose,
de l'énergie de vie,
immuable comme je passerai.

Le regard des hommes

Avec ceux qui me regardent comme une sœur, je me sens libre d'être moi.
A ceux qui me regardent comme une mère, je souris.
Ceux qui me regardent comme une fille, je les écoute.

Mais ceux qui voient une femme en moi, mon regard les évite,
comme si je n'étais plus là, déjà,
de peur d'être piégée dans ce jeu-là.

La séduction m'inquiète, m'angoisse, jeu de miroirs déformants, mirage où l'on devient objet.
Car l'amour est tout autre, ouverture, chaleur et don.
Je l'ai expérimenté.

Et pourtant je ne veux plus me planquer dans mes peurs,
je veux savourer ce que chaque instant m'apporte,
sans crainte du regard des hommes,
sans crainte de mon propre regard.